Sigmund FREUD a consacré son existence à la psychanalyse.
 

Ses découvertes sur l'inconscient mettront en lumière la complexité du fonctionnement de la pensée jusque là réduite aux seules conscience et raison.


Ainsi, « la pensée serait-elle séparée de la conscience » que nous avons du monde qui nous entoure et de notre place au sein de ce monde.


Au fil de son travail analytique, il établira combien ces manifestations inconscientes opèrent en chacun de nous dans les actes de notre vie quotidienne, tant privés que professionnels, et affirmera que « la psychanalyse est affaire de chacun sitôt que l'on est prêt à s'y engager ».


De nos jours encore, les controverses que suscitent la psychanalyse montrent à quel point « elle est affaire de chacun », et confirment par là-même combien elle demeure « matière »  vivante.

Nous ne pouvons que nous en réjouir.

« Pourquoi ça m'arrive à moi ? », « Pourquoi ai-je l'impression que ça recommence ? ».

C'est, à peu de chose près, ce type de questions qui pousse tout futur analysant à prendre son premier rendez-vous avec un psychanalyste.
 





« Ce qui arrive » est bien souvent en lien immédiat avec le cours de la vie (famille, profession, relations amoureuses, ruptures...) mais soudain, quelque chose de différent conduit l'individu à faire retour sur lui et à s'interroger sur ce qui se passe en lui, à vouloir en savoir plus ou tout au moins en découvrir plus.
 

C'est à ce stade de « maturation », celui du « pourquoi ? » que s'inscrit la demande analytique qui ne peut émerger que de la  décision pleine et entière de l'individu.
 

Vient ensuite celui du « comment? » qui va introduire les modalités de la cure analytique.
 

En face en face ou sur le divan, l'analysant va se laisser aller à l'exercice de «l'association libre » libérant ainsi au maximum de ses possibilités son discours à l'écoute de l'analyste. Lequel, dans une attention neutre et bienveillante, aura la charge de renvoyer ce qui du refoulé entendu pourra faire sens auprès de son patient.
 

Il en sera ainsi de séance en séance, jusqu'au moment où l'analysant devenu sujet à lui-même sera en situation de vivre avec ce qu'il aura découvert de lui, de son histoire, de sa singularité et pourra alors, fort de cette découverte, poursuivre la construction de sa vie.